Qu’est-ce que l’oxygénation hyperbare ?
L’oxygénation hyperbare consiste à respirer de l’oxygène presque pur, au masque, dans un caisson où la pression est légèrement supérieure à la pression atmosphérique. Dans notre centre, c’est une pratique de bien-être, proposée dans des caissons souples jusqu’à 1,5 ATA.
L’oxygénation hyperbare pour toutes et tous
L’oxygénothérapie hyperbare est d’abord un acte médical, réalisé à l’hôpital à des pressions de 2 à 3 ATA pour des indications précises (accidents de plongée, intoxication au monoxyde de carbone, certaines plaies difficiles…).
Des caissons souples, à pression plus douce (jusqu’à 1,5 ATA), sont aujourd’hui proposés dans les centres de bien-être, aux sportifs et aux particuliers. Ils délivrent un air enrichi en oxygène (95 à 97 %) au masque. Ils ne nécessitent pas de prescription, mais ne remplacent ni un traitement ni l’avis d’un médecin.
Et concrètement ?
Pendant une séance, vous respirez davantage d’oxygène que d’habitude, dans un environnement légèrement pressurisé. La pression aide l’oxygène à se dissoudre en plus grande quantité dans l’organisme.
Ce que nos clients en retiennent surtout : un moment de calme et de détente, une sensation de récupération après l’effort, et un temps pour soi dans un quotidien chargé.
Pour imaginer le principe : en temps normal, l’oxygène voyage surtout grâce aux globules rouges, comme sur des autoroutes. Sous pression, une petite part supplémentaire se dissout aussi dans le plasma, comme si le carburant empruntait en plus les petites routes.
Pour une séance d’oxygénation hyperbare, on s’installe dans un caisson hyperbare. C’est une enceinte étanche (qui ressemble parfois à un petit sous-marin ou à une capsule spatiale) dans laquelle on augmente la pression de l’air.
Une fois « sous pression », on vous fait respirer de l’oxygène quasi pur (entre 95% et 97%) via un masque.
Pourquoi s’enfermer dans un caisson plutôt que de simplement mettre un masque à oxygène à l’air libre ? C’est là que la physique intervient.
À l’air libre : Votre sang est comme une éponge déjà pleine.
Vos globules rouges transportent tout l’oxygène qu’ils peuvent, et le reste du sang (le plasma, la partie liquide) n’en transporte quasiment pas.
Dans le caisson : La pression agit comme une force qui « pousse » l’oxygène à se dissoudre directement dans tous les liquides de votre corps (sang, lymphe, liquide céphalorachidien).
L’analogie de la bouteille de soda : Pensez au gaz carbonique dans une bouteille de soda fermée. On ne voit pas de bulles car la pression force le gaz à se dissoudre dans le liquide. Dès qu’on ouvre la bouteille (baisse de pression), le gaz s’échappe. Le caisson fait la même chose avec l’oxygène et votre sang !
La contre-indication absolue
Votre sécurité passe avant tout. Lors de l’entretien téléphonique qui précède la première séance, nous passons avec vous la liste ci-dessous. En cas de doute, ou si vous êtes suivi pour une maladie ou un traitement, demandez l’avis de votre médecin avant de réserver.
Le Pneumothorax non traité : L’augmentation de la pression pourrait aggraver l’épanchement d’air dans la plèvre. Lors de la décompression, l’air emprisonné prendrait du volume, risquant de provoquer un pneumothorax compressif mortel. Un drainage thoracique doit être mis en place avant toute séance.
Les contre-indications relatives
Pathologies Pulmonaires:
BPCO et Emphysème : Risque de rupture de bulle d’emphysème lors de la décompression ou perte du stimulus respiratoire.
Infections respiratoires aiguës : Un rhume ou une sinusite empêche l’équilibrage des oreilles (risque de barotraumatisme).
Antécédents Chirurgicaux et Médicaux:
Chirurgie de l’oreille ou thoracique récente : Risque de lésions liées aux variations de volume d’air.
Insuffisance cardiaque : L’hyperoxie peut augmenter la résistance vasculaire systémique et fatiguer un cœur déjà affaibli.
Épilepsie non contrôlée : L’oxygène à haute pression peut abaisser le seuil épileptogène (effet Paul Bert).
Médicaments spécifiques:
Certains traitements interagissent mal avec l’oxygène hyperbare :
Doxorubicine et Bléomycine (chimiothérapies) : Risque de toxicité pulmonaire sévère.
Disulfirame (Espéral) : Peut bloquer la production d’enzymes protectrices contre les radicaux libres.

Comment se passe une séance ?